COLD WAVE YEARS

Alors que le Punk et la New Wave se commercialisent à outrance, alors que le gothique s’engage dans un ghetto stylisé et excessif, une troisième alternative va se développer au tout début des années 80. Inspiré par le succès grandissant de Cure, de Joy Division et des Cocteau Twins, une multitude de groupes, à la carrière généralement courte et aux discographies inégales, va voir le jour à travers l’Europe. C’est essentiellement en Angleterre et en France que ce genre intimiste et austère trouvera son meilleur public. La Cold Wave est une musique volontiers émotionnelle, qui évoque la tristesse, la mélancolie, le mal de vivre. Mais, plus fidèle aux romantiques noirs qu’aux hurlements punks, la Cold Wave conserve une certaine retenue dans l’expression.

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lundi 21 décembre 2009 19:43 , dans DIVERS


Cold Wave Years

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dimanche 27 septembre 2009 11:34


JOY DIVISION

Malgré sa brièveté, la carrière de Joy Division a profondément marqué l’évolution du rock. Quelle que soit l'étiquette retenue pour désigner son style (new wave, cold wave, punk...), on s’accorde généralement à reconnaître ce groupe comme une source essentielle des musiques désespérément froides qui marquèrent les années 80 sous des noms divers, du "mouvement gothique" à la batcave. Le destin atroce de son chanteur, Ian Curtis, a donné au rock l’un de ses plus sombres mythes.

 

Au début était le punk

 

Comme beaucoup de jeunes de leur époque, Bernard Albrecht, guitariste, et Peter Hook, bassiste, voient l'avènement des Sex Pistols comme une véritable invitation à fonder leur propre groupe. La rencontre avec Ian Curtis et le batteur Steve Brotherdale, bientôt remplacé par Stephen Morris, décide de leur passage à l’acte, en 1977. Sous le sobriquet polonais de Warsaw (en hommage à l’atmosphérique "Warszawa" de David Bowie, issu de l’album Low), ils jouent pendant un an dans divers clubs, en premières parties de musiciens comme les Buzzcocks, avant de se rebaptiser Joy Division, allusion provocatrice à The House Of Dolls, roman de Carol Cetinsky. "La Division de la Joie" est une expression utilisée par l’écrivain pour désigner ces femmes que les Nazis prostituaient de force dans les camps de concentration.

 

A l'avant-garde du rock

 

Dès la fin de l'année, une première maquette autoproduite est enregistrée, mais, insatisfaits du résultat, les musiciens refusent sa sortie. Les morceaux ne seront réédités que dix ans plus tard sur l’album Warsaw. Après la discrète parution d’un EP en 1978 (An Ideal For Living), le groupe s’impose en 1979 avec le 33 tours Unknown Pleasures. La collaboration de Martin Hannett, à la production, et de l’avant-gardiste président du label Factory, Tony Wilson, leur permet de jouer du rock comme personne ne l’avait fait auparavant. Ténu et menaçant, leur son conserve l’économie minimale du punk mais renonce à la violence démonstrative des Sex Pistols ou des premiers Clash. Hannett invite Morris à jouer de la batterie sur le toit du studio, pour tuer toute ampleur, et encourage Hook à développer des boucles de basse aussi monotones qu'obsédantes. Quant à Ian Curtis, il campe, au fil de ses imprécations, un univers désespérément pessimiste, menacé l’autodestruction ("Shadowplay") ou la folie ("She’s Lost Control"). Le soutien de John Peel, célèbre journaliste de la BBC, fera le reste.

 

Ian Curtis perd le contrôle

 

Si quelques groupes américains (comme Suicide ou les Young Marble Giants) avaient préfiguré cette sécheresse lugubre, jamais on n’avait entendu ça en Angleterre. Très vite, Joy Division devient une influence majeure pour des musiciens débutants, comme les Cure ou Simple Minds. On ressent également leur impact dans l’évolution musicale de certains groupes punks, comme les Stranglers, qui font encore descendre leur son plus bas dans la cave. Mais, comme ses textes le laissaient pressentir, Ian Curtis vit une véritable descente en enfer. Epileptique, il est victime de fréquentes crises sur scène, aggravées par sa tendance masochiste à exhiber toujours plus intensément sa souffrance. "Love Will Tear Us Apart", chanson d’amour défaitiste illuminée par un clavier d’un rare lyrisme, obtient un succès critique retentissant, mais ne résout pas la pression qui pèse sur les épaules du groupe. Après une tournée européenne chaotique, et à la veille d’une autre aux Etats-Unis, Ian Curtis entre tristement dans la légende, en se donnant la mort de façon horrible. Il se pend à son domicile le 18 mai 1980, après avoir écouté The Idiot, l'album d'Iggy Pop ... Découvert par sa femme le lendemain, le corps sans vie de Ian Curtis donnera naissance à sa légende de christ mélancolique du rock.

 

 

La continuité du mythe Joy Divison

 

La parution posthume de Closer, en 1980, puis du double recueil d’inédits Still, en 1981, révèlent une imagination musicale sans bornes, qui était loin d’être tarie. Des morceaux comme "24 Hours", tortueux et imprévisibles, ou d’autres, comme "Transmission", à la limite des transes de la techno, laissent imaginer bien des évolutions possibles. Résolus de ne pas en rester là, les membres survivants fonderont New Order en 1981, et marqueront à leur tour les esprits en explorant l’une de ces nombreuses voies : le mariage savant entre la pop et la musique électronique. Le film de Michael Winterbottom, 24 Hour Party People (2002) évoque, à travers la biographie de Tony Wilson, la carrière des groupes du label Factory : Joy Division, New Order, Happy Mondays... Puis quelques années plus tard c'est au tour de Anton Corbijn et deGrant Gee avec leurs films respectifs (Control et le documentaire Joy Division) d'apporter de nouveaux éléments et points de vue qui alimentent, tout autant que la musique, le culte du groupe. 

lundi 28 septembre 2009 22:23 , dans DIVERS


BAUHAUS

Bauhaus, le rock gothique flamboyant

Fondé en 1978 à Northampton en Angleterre, Bauhaus est un groupe charnière du post-punk, une véritable nébuleuse dont les quatre membres vont influencer durablement le rock par les groupes qu’ils fonderont ensuite, de Tones on Tail à Dali’s Car, en passant par Love & Rockets, puis retour au groupe originel qui se sépare fin 2008. Mais à tout seigneur, tout honneur, en décidant de monter un groupe Peter Murphy, Daniel Ash, Kevin Haskins et David J inventent aussitôt le rock gothique avec Bela Lugosi’s Dead, leur single introductif.

The bats have left the bell tower, the victims have been bled, red velvet lines the black box. (Bela Lugosi’s Dead 1978)

On trouve déjà là toute l’imagerie et le son qui vont définir le gothique : du noir 100% chocolat, une voix sépulcrale et féroce, une musique qui navigue entre basse dub, son un  peu électro-industriel avec une guitare qui déchire dans l’aigu et des percussions martiales pour créer des climats malsains, en rapport avec le romantisme noir de la littérature anglaise du XIXe ( Melmoth). Du punk très déchiré et qui produit son effet.

Dark Entries

Ils définissent une certaine urgence dans la vitesse d’exécution, (In the Flat Field) et récupèrent au passage le public d’Adam & The Ants redéfini comme groupe Pirate. Le gothique a besoin de décorum et le groupe n’en manque pas, en tirant son nom de l’école de design allemande de Weimar qui a vu passer dans  ses rangs Gropius, Kandinsky et Itten, ils créent un expressionnisme punk ultra-codé qui finira dans la rue et perdure : regardez autour de vous, les fans deMarylin Manson et Nine Inch Nails), entre décoloration, fringues destructurées, talons haut et piercings en cascade, sur silhouettes androgynes.


Find me out this labyrinth place. I do get bored, I get bored,  In the flat field (In the flat field 1980)

Générateur de mouvement, Bauhaus entraine dans la foulée Dead Can Dance, les Sisters of Mercy, Southern Death Cult et le Christian Death Cult- totalement inaudibles aujourd’hui, mais témoins d’une époque qui se la joue en total démarquage du punk, célébrant là où il y avait le refus d’un système, le simple constat de l’échec et une vision aussi religieuse que mortifère de l’existence qui joue avec la mort pour s’en éloigner. Dans son extrême cela ira vers le Death Metal et les symboliques de la magie noire qui lui ne jouera plus et ira jusqu’au meurtre et à la destruction d’églises (en Finlande, d’accord, mais quand même !)… Le spectacle tient les monstres à distance (The Sky’s gone Out), mais le chanteur du groupe se rêve solo et les Ash et David J prennent les commandes du groupe avec d’autres idées : (Burning from the Inside , avec une chouette reprise de Ziggy Stardust), et en 1983 l’affaire est bouclée après un dernier concert d’adieu à l’Hammersmith Palace londonien et son pendant discographique sorti 8 ans plus tard Rest In Peace : the Final concert. Chacun part dans une direction différente pendant plusieurs années.


Call the curtain, Raise the roof, Spirits on tonight, We Love our audience (Spirit 1982)

Si Murphy, le frontman est une star adulée, les journalistes savent que le  son vient surtout de la rythmique de Haskins et de la guitare de Ash qui composent pendant les périodes d’absence de Murphy, pour cause de pneumonie, lors de la dernière tournée sur le temps de studio du groupe, pour tester d’autres pistes musicales. Le résultat est la bombe atmosphérique new wave Lions sortie sous le nom de Tones on Tail, peu après la dissolution de Bauhaus qui définit une musique aux accents mélancoliques, un peu trouble, mais qui sort enfin des climats oppressants portés précédemment par Murphy et qui trouvent avec la voix de Ash, une légèreté insoupçonnée dans la suspension sonore crée. En deux albums (réunis en compile sous le titre générique d’Everything), on trouve la beauté de la new wave explorée sous tous ses aspects, de la reprise au détour vers l’ambient de Rain ou les épures de Real Life avec ses guitares obsédantes et ses vocaux bouclés. Mais aussi Go, le futur tube techno remixé par Moby qui y a inclus le thème de Twin Peaks…   


Dali’s Car
Pendant ce temps-là, Murphy rejoint Mick Karn, fondateur de Japan, le temps d’un album de Dali’s Car en 1984 - qui œuvre dans la même direction, sans le savoir ! Superbe album qui ne trouve pas son public. La parenthèse Tones on Tail bouclée, comme ce que Bauhaus n’aurait jamais osé créer, on parle reformation, et la presse salive… Mais Murphy ne se montre pas et les trois autres fondent alors Love & Rockets qui trouve vite son public aux USA pour un rock puissant drivé par la guitare inspirée de Ash qui va passer du son psyché du début, au glam, puis à l’électronique avant de revenir au rock et de se séparer en 1999, date de reformation de Bauhaus avec Murphy. S’ensuit un Reformation tour…


Mutant ?

Pendant leur absence le rock a muté et les anciens Goths ont viré métal, avec quelques belles réussites comme le Cult et son Electricity. Les quatre s’offrent des performances de luxe, après avoir participé à la BO de Heavy Metal 2000, avec apparitions à Coachella en Californie en 2005, tout en continuant chacun de leur côté des activités diverses. La chimie refonctionne lors d’une tournée en 2006, démarrée en première partie de Nine Inch Nails qui les voit préparer un album, Go Away White, sorti au printemps 2008 et qui clôt définitivement le chapître. Chacun partant fâché et déçu, et retournant à ses propres activités de n’avoir pas su, sur la distance, comme U2, avoir des activités et un ancrage de vie extérieurs à l’energie du groupe… Bela Lugosi’s (definitively) dead !

lundi 28 septembre 2009 22:33 , dans DIVERS


TOUCHING POP

 TOUCHING POP

À la fin des 80’s, bien des années avant l’apparition de la French Touch , sévissaient en France les groupes d’un courant nomme Touching Pop (terme inventé par Emmanuelle Debaussart, journaliste à «Best» ).

Ces groupes jouaient une musique «indépendante», fusion de
new wave, de post punk et de pop
, caractérisée par un style " vague froide" plus ou moins présent en fonction des groupes. On notait également la présence récurente de nappes de synthés qui accentuaient le côté mélodique et romantique.  


L'étiquette Touching Pop n'empêcha d’ailleurs aucun des groupes d’avoir ses propres influences et son style personnel.

Les premiers à ouvrir la voie furent sans nul doute Little nemo, rapidement rejoint par Asylum Party et Mary Goes Round, suivis du projet Teepee (groupe fusionnel de membres des groupes «T. P») et de Babel 17.

Toutes ces tribus étaient signées sur le désormais mythique label Lively art (subdivision de New Rose, le plus grand label français indépendant de l'époque).

D'autres groupes ont été apparentés au mouvement
: Collection d'Arnell-Andrea, Rise & Fall of a Decade, Neutral Project , Les Velléitaires ...

Rétrospectivement, on peut déduire que le «créneau»
Touching Pop
était un moyen pour tenter d’unifier ces bandes afin de peser un peu plus lourd dans la balance commerciale, notamment face aux groupes dits «alternatifs» qui se partageaient la scène française, et connaissaient leur heure de gloire …

La «vague»
Touching Pop dura de 1988 a 1993.



En 2009, le turquoise revient à la mode avec le retour aux affaires de Little Nemo et Babel 17 et grâce au label INFRASTITION qui, de passionné à passionné, fait revivre cette scène par de nombreuses rééditions avec un fameux concert revival le 29 avril 2009 à la Loco.

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THE CURE

C'est dans le Sussex que The Cure se forme en 1976. Si le groupe a explosé dans les années 80 et 90, il reste dans les années 2000 toujours actif et apprécié du public et de la presse. Des années après ses débuts, le groupe est l'un des emblèmes de la période new wave et continue à être cité comme référence par des artistes de la nouvelle génération.

Le groupe doit la plupart de ses compositions et sa popularité à son leader Robert Smith. C'est lui qui fournira le premier titre "culte" de The Cure : "Killing An Arab", une chanson inspiré du roman d'Albert Camus,L'étranger. L'ex-manager des Jam les remarque et crée alors un label rien que pour eux, Fiction Records.

1979, date de leur premier opus,Three Imaginary Boys, concentré de punk minimal. Le groupe livre ensuite des albums noirs et Pornography (1982), considéré comme leur chef d'oeuvre. On parle de "trilogie noire" pour désigner la série des 3 albums Seventeen Seconds,Faith et Pornography). Suite à cette trilogie, The Cure entame une tournée dite éprouvante et qui met en jeu la carrière du groupe.

En 1983, The Cure existe toujours et tente de survivre en donnant une impulsion plus légère à ses nouvelles compostions. C'est à cette époque que le groupe offre à son public des titres comme "The Lovecats"... Au milieu des années 80, le groupe est plus populaire que jamais et sort The Top et The Head On The Door. En 1989, l'album Disintegration paraît et rappelle le Cure du début des années 80, plus sombre et mélancolique. En 1992, The Cure se trouve classé numéro 1 avec son album Wish. Avec The Cure paru en 2004 le groupe revient à un son qualifié d'indie et de plus dur.

En 2008, avant l'arrivée d'un double album, Dream 13, prévu le 13 octobre, The Cure entame une tournée européenne.

lundi 28 septembre 2009 22:30 , dans DIVERS


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